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Carnet de voyage – Loy Krathong et Refuge pour éléphants à Chiang Mai

Carnet de voyage en Thaïlande : festival Loy Krathong à Chiang Mai, refuge pour éléphants maltraités Into the Wild. Avec quelques péripéties en cours de route et un trajet aller qui passe par Singapour et Kuala Lumpur !

Le trajet aller : Singapour et Kuala Lumpur

Je n’ai pas spécialement envie de détailler les raisons pour lesquelles j’ai dû faire Bali – Kuala Lumpur – Singapour – Kuala Lumpur – Chiang Mai en Thaïlande. Disons qu’elles comportent un changement de plan pour zapper Singapour et lui préférer la fête des lanternes à Chiang Mai … Et un après-midi un peu vaseux quand je travaillais encore. Bref, me voilà donc en route pour Singapour, après ma première escale malaisienne.

Ces moments dans la vie où on se sent un peu stupide

Arrivée à Singapour

J’arrive en début de soirée dans la mégalopole. Il fait bien chaud, et ma première impression de la ville sera vraiment mémorable.

Alors que j’attends devant le bus à l’aéroport, je demande confirmation à une jeune femme qu’il va bien dans la direction que je cherche. Je viens de retirer et n’ai pas de monnaie sur moi. Je lui demande donc si par hasard elle aurait de la monnaie. Sinon je peux aller en faire à l’aéroport et prendre le bus plus tard.

Elle a l’air toute désolée et me dit que sinon, elle peut me donner 2 dollars singapouriens. Comme ça je peux prendre le bus, et elle m’indiquera où descendre. Je suis vraiment surprise, elle aurait très bien pu me laisser me débrouiller !

Je garderai donc longtemps en tête cette première vision de Singapour, sous la forme d’une jeune femme voilée, vêtue de rose, de type indonésien pour autant que je pouvais en juger, souriante et maquillée, qui s’est senti investie de la mission de m’aider. J’avais peut-être l’air particulièrement perdue …

Promenade nocturne à Singapour

Mon programme du soir est, à la base, de trouver un bar rooftop pour admirer la vue sur les buildings de nuit. En bonus, j’ai envie de voir le Raffles Hotel. Parce que ma maman a visité Singapour quand elle avait mon âge et m’a dit de penser à elle à cet endroit 🙂

C’est donc parti : je trouve mon bus. (Et une rencontre avec un Indien insistant et désespéré dont je n’ai pas très envie de causer) . Puis je me retrouve près de la promenade. Elle donne sur le centre d’affaires et le fameux hôtel Marina Bay Sands qui me fait rêver, grâce à sa piscine avec vue sur les buildings de la ville. (Vu le prix de la nuit, j’ai préféré reporter l’expérience de la piscine à un futur voyage).

Je suis dans un des pays les plus sûrs au monde. (Même si à part à San Francisco je ne me suis jamais sentie en insécurité pendant ce voyage). Et en plus il n’y a pas un chat. J’arrive à la promenade et … une photo vaut mieux qu’un grand discours.

marina bay sands

Le Marina Bay Sands

 

Contemplation et piano

Cela me rappelle une escale de 24h à Shanghai : j’avais fait le trajet jusqu’en ville juste pour admirer la skyline de la ville depuis le Bund. C’était tout aussi désert et calme, parfait pour une contemplation silencieuse.

Sauf que cette fois-ci, je n’ai pas envie de silence !  Je profite du wifi gratuit pour appeler ma famille et lui montrer le paysage, émerveillée. Je me dirige ensuite vers le piano. (Oui, il y a même un piano, à cet endroit !!). Je passe un moment musical seule au monde, heureuse. Je me souviendrai toujours de cette soirée.

piano

Invitation au voyage…

Le lendemain

Je ne dors que 3 heures cette nuit là : je veux voir la promenade de jour. C’est un peu moins bien:

  •  elle est envahie de touristes chinois
  • il fait un peu gris,
  • et mon petit dej’ ne s’avère pas végane du tout. (Du lait dans le café je peux comprendre. Mais du beurre dans un toast au beurre de cacahuète ? Bref).

 

Kuala Lumpur

J’arrive à Kuala Lumpur. Après un fantastique plat végé à l’aéroport, je me dirige vers mon appart hotel. Je l’ai choisi pour sa piscine du 40ème étage avec vue sur la ville. C’est vertigineux, hypnotisant. Je regrette de ne pas être dans le bon état d’esprit pour contempler la vue calmement : Je suis un peu crevée et stressée par mon escapade.  (Mon vol du lendemain est à 6h, il s’agit de ne pas louper le réveil de 2h du matin …)

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Kuala Lumpur, avec au milieu les tours jumelles Petronas

Chiang Mai

J’arrive donc crevée à Chiang Mai au nord de la Thaïlande le vendredi. Mais je suis très contente de retrouver une nouvelle copine de voyage. Andréa. Je ne l’ai pas vue depuis une éternité ! Elle voyage dans toute l’Asie depuis son QG sud-coréen.

On file petit-déjeuner. C’est-à-dire dévorer mon premier riz gluant au lait de coco et à la mangue (mango sticky rice ici). Je suis ravie de retrouver cette spécialité thaïe qui compte parmi mes plats préférés !

Cette journée est placée sous le signe du repos car ce soir on est de sortie. La fameuse fête des lanternes Yi Peng (celle pour laquelle j’ai changé mes plans !) connaît son point culminant ce soir. Ce sont en réalité deux célébrations simultanées, Yi Peng et Loy Kratong.

Loy Krathong et Yi Peng, la fête du lâcher de lanternes !

Loy Kratong est une fête thaïe d’origine – supposément – hindoue . Visant initialement à honorer la déesse du Gange, elle aurait été adaptée en Thaïlande pour célébrer Bouddha « en lumière ». « Loy » signifie « flotter ». Un kratong est un petit radeau fabriqué avec des feuilles de bananier, décoré de fleurs, d’encens … Et bien sûr d’une bougie que l’on libère sur l’eau, également pour se purifier des différentes émotions négatives et porter bonheur.

krathong

Des kratongs

Yi Peng est une célébration ayant lieu uniquement dans le nord du pays. Le but est de lâcher dans le ciel d’immenses lanternes de papier, pour les mêmes raisons que Loy Kratong.

yi peng

Lanternes pour Yi Peng

Le lâcher de lanternes à Chiang Mai

A Chiang Mai en particulier, Yi Peng est l’occasion :

  •  d’un spectaculaire lâcher de plusieurs milliers de lanternes d’un coup depuis un monastère à l’écart de la ville
  • du lâcher de lanternes en ville par les locaux.

Le premier est globalement réservé aux touristes : les tickets sont à une centaine de dollars minimum, voire le double ou le triple.

Apparemment, le gouvernement thaï a décrété que seule la fête « des touristes » était autorisée. Et elle est trop chère pour les locaux. Bref … on compte quand même y aller, car cela a l’air magique. Mais Andréa m’informe dès mon arrivée que les tickets de l’évènement sont sold out depuis 2 mois. Bon, on va devoir se rabattre sur le plan B : aller en ville et voir ce qu’il se passe !

Loy Kratong en ville et pas dans l’attrape-touriste : notre soirée

On se fait toutes belles et c’est parti pour le centre-ville à bord d’un tuktuk collectif. A part les bouchons et un monde fou, on ne voit pas grand chose. Nous slalomons entre d’innombrables stands de nourritures/lanternes/kratongs, la foule et le trafic. On essaie de se rapproche de la rivière où ont lieu la majorité des lâchers de lanternes.

Quelques unes apparaissent déjà dans le ciel, volant dans notre direction à cause du vent. Devant nous, une famille de Chinois se retourne soudain et lance un grand « oh » d’émerveillement. A notre tour, nous regardons le ciel et … des lanternes ! tout plein ! et encore, nous sommes au milieu des arbres et des buildings !

Nous arrivons près de la rivière et c’est un choc pour moi. Le ciel entier est illuminé. Des centaines de lanternes, partout, comme des étoiles, mais qui bougeraient, serpentant doucement dans la nuit comme des gouttes d’eau au sein d’un fleuve paresseux. Un nuage de lumière, à peine perturbé par les lanternes qui viennent de quitter le pont, gros tubes lumineux qui hésitent parfois à rejoindre le mouvement général, heurtant les arbres ou menaçant de tomber à l’eau.

loy krathong

 

Un peu dangereux

Nous parvenons tant bien que mal à rejoindre le pont d’où lâcher notre lanterne. Le retour à la réalité est assez brutal. Il vaut mieux faire un peu attention à soi. Sur le pont on risque plusieurs fois de se faire heurter par une lanterne en feu, certaines se bloquent dans les fils électriques juste au dessus de nos têtes, …

C’est donc particulièrement dangereux et a le mérite de nous ramener les pieds sur terre. Je peux néanmoins compter sur Andréa pour que notre allumage se déroule parfaitement. Et hop voilà notre lanterne qui fuse droit dans le ciel ! 

loy krathong thailande

Contemplation

On prend ensuite un bain de foule pour aller s’installer à un bar au bord de l’eau. De là, nous allons contempler la rivière illuminée de kratongs et le ciel envahi de lanternes pendant toute la soirée, ne croyant pas nos yeux.

Les 3 heures que nous passons là filent comme des minutes. Un feu d’artifice s’ajoute au spectacle, mais c’est déjà si beau qu’il est accessoire. Et dire que l’on voulait payer 100 dollars pour s’exiler à une demi heure de la ville, d’où le lâcher de lanternes simultané ne durait que quelques minutes …

Temple Wat Phra That Doi Kham

Le samedi, nous partons pour Wat Phra That Doi Kham, temple situé à l’écart de la ville et qui a été conseillé à Andréa par une amie. Je comprends pourquoi. Le temple surplombe tout Chiang Mai. Il est très beau, tout paré d’or et de couleurs comme l’exige le bouddhisme thaï. Mais surtout il est fréquenté essentiellement par des locaux qui affluent dans le temple. Nous imaginons que c’est dû à Loy Kratong. Nous croisons également quelques moines dans leur tenue orange. Sauf qu’au XXIème siècle, elle est souvent accompagnée d’un smartphone, ce qui nous fait plutôt rire.

moines bouddhistes

Parc floral de Chiang Mai

Des escaliers partant du temple descendent dans la forêt. C’est parti pour une petite balade jusqu’au parc royal ! Non sans croiser un Occidental avec qui on discute un peu en plein milieu de la forêt, et à qui on promet de compter les marches jusqu’en bas.

Arrivée au parc, je suis plutôt surprise. C’est un parc floral, donc il comporte son lot de magnifiques parterres de fleurs, une « forêt » avec des milliers d’orchidées … Et un évènement spécial pour Loy Kratong, puisque des sièges ont été disposés dans l’allée principale. (Plusieurs centaines, comme c’est très souvent le cas en Thaïlande pour un évènement prisé des touristes).

Monument au roi Rama IX

On visite alors le monument au roi de Thaïlande, Rama IX. Il est décédé il y a un an après un règne incroyable de 70 ans (le plus long au monde, toutes nations confondues) et immensément populaire dans le pays.

Temple en l’honneur du roi

L’enterrement qui a eu lieu un mois avant notre arrivée, a d’ailleurs été relayé dans le monde entier. Un immense monument a été construit à Bangkok en son honneur. Ici, c’est un petit temple bouddhiste, mais très beau, décoré uniquement de bleu marine et d’or. Sur les murs ornés de paysages, on peut voir des imitations de célèbres photographies du roi.

chiang mai temple

Marché de nuit de Chiang Mai

Ensuite, nous avons l’occasion de voir tomber la nuit aux lueurs des quelques krathongs flottant dans le bassin bordant le temple. Puis nous partons dîner au marché de nuit de Chiang Mai. C’est un condensé vraiment sympa de nourriture thaïe et internationale sur fond de musique live.

Nous rejoignons ensuite le centre-ville pour profiter au maximum du dernier jour de la célébration. Nous croisons notamment une parade très richement décorée. Puis retournons au même bar que la veille pour ne pas perdre une miette du spectacle, certes moins intense que le vendredi, mais tout aussi magique.

 

Refuge pour éléphants maltraités à Chiang Mai : Into The Wild

Trouver un refuge pour éléphants maltraités qui en soit vraiment un : mon expérience

Le dimanche, nous avons rendez-vous, et pas avec n’importe qui . Les cinq éléphants du refuge pour éléphants maltraités Into The Wild nous attendent dans la montagne à une heure de Chiang Mai.  Nous avions très envie de visiter ce genre de refuge, mais c’est compliqué en Thaïlande. J’en parle dans l’article Comment voyager éthique et écologique. En résumé, un éléphant qui se laisse monter est un éléphant qui a été maltraité et torturé afin d’être terrifié par les humains et se montrer docile.

Le problème est que les touristes se sont rendu compte de cela petit à petit. Ils ne veulent plus monter sur les éléphants, donc de nombreux camps de montagne affichent « Elephants – no riding ! ». (Vous ne monterez pas dessus). Mais il est difficile de savoir :

  • si ce sont des refuges pour éléphants maltraités
  • ou si c’est juste une grosse arnaque. Cela pourrait être un ancien camp « Riding », avec les mêmes tortionnaires et les mêmes éléphants.., qui fait semblan d’être un refuge.

Into The Wild : un super refuge pour s’occuper des éléphants

A Chiang Mai, l’Elephant Nature Park est une institution. Into the Wild est apparemment numéro deux des refuges. Donc nous avons opté pour ce dernier après de nombreuses lectures de commentaires sur internet.

 

Rencontre avec les éléphants

Après un petit briefing, le plan est simple.

  • Faire connaissance avec les éléphants,
  • puis les suivre en forêt où nous ferons ce que bon leur semble.
  • Manger
  • Assister à leur bain.

Câlin avec une éléphante

C’est ainsi que quelques minutes après être arrivée, je vis un moment intense en faisant un câlin à l’une des mamans éléphants. C’est le début. Les personnes de mon groupe sont encore un peu timides. (Et accessoirement, c’est plutôt impressionnant comme animal). Je m’approche de la maman en cherchant l’approbation de notre guide pour savoir si c’est OK. Il répond tout de suite : « Oui, essaie tu verras, c’est friendly un éléphant« ! Alors que je me mets à lui caresser la tête et la trompe, j’entends encore ses commentaires en fond.  « Tu vois, elle ferme les yeux, elle t’aime bien !! »

Mais vraiment en fond, parce que je suis complètement ailleurs. L’éléphante se laisse faire, ferme doucement les yeux . Je la caresse et lui souris. Elle reste immobile. Je verrai dans la journée que c’est plutôt rare dans un refuge où le principe est de laisser les animaux faire absolument tout ce qui leur chante ! Je ressens une vraie connexion avec elle, beaucoup d’amour. Le temps est comme suspendu.

elephant chiang mai

Balade en forêt avec les éléphants

Je suis ramenée à la réalité par les appels du guide comme quoi il va bientôt falloir suivre les éléphants dans la forêt, et nous laisser porter par leurs envies.

chiang mai into the wild
Globalement, un éléphant qui mange 200 kgs de nourriture par jour a souvent faim. Nous nous arrêtons très tôt pour une petite heure à les observer en train de grignoter. Voire déraciner des arbres pour les plus démonstratifs.

Les éléphants en liberté : comment savoir si on est vraiment dans un refuge pour éléphants ou une arnaque

Je ressens un grand bonheur à les voir ainsi en pleine jungle. Les adultes prennent soin de ne pas heurter les humains ou leur marcher dessus. En cela on voit les résultats des mauvais traitements qu’ils ont subi . Mais ce n’est pas le cas des bébés ! Ils n’hésitent pas une seconde à nous pousser s’ils considèrent que nous sommes sur leur chemin. Ce n’est pas un gros problème en temps normal… Mais dans une forêt pentue où on est agglutinées entre plusieurs éléphants, cela peut obliger à faire un peu de contortionnisme !

Tout ceci sous l’oeil de trois « guides » qui ne font rien ! A part être assis au milieu des éléphants. J’imagine que ces derniers sont plus habitués à leur présence), et qui sont certainement là en cas d’un incident.

 

Déjeuner au refuge pour éléphants et sieste

Nous rentrons, déjeunons – la nourriture est excellente -, et nourrissons nos nouveaux amis d’une quantité impressionnante de bananes. Ensuite, on peut « relax » pendant que ces derniers partent faire ce que bon leur semble.

Bain des éléphants

Le programme ensuite sera d’aller dans une mare de boue pour faire un gommage maison aux éléphants, j’aime beaucoup ce moment, on voit que cela leur fait du bien (leur peau est toute recouverte de poussière car ils s’en jettent pour éloigner les insectes). Le bébé se roule dans la boue, tout heureux. Quant à nous, les guides se chargent de s’assurer qu’on est aussi boueuses que les pachydermes.

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On enchaîne avec une baignade dans la rivière bien fraîche : là encore, on voit le plaisir des éléphants, surtout les plus jeunes qui saisissent encore l’occasion d’amuser la galerie. Je suis tellement contente d’être là ! Nous leur donnerons encore à manger avant de partir, et filons à Chiang Mai des étoiles plein les yeux.

Wat Phrathat Doi Suthep

Le lundi, nous nous levons à l’aube pour aller visiter un des plus beaux temples de la ville, Wat Phrathat Doi Suthep, au lever du soleil. On trouve un chauffeur qui en profite pour nous montrer un joli panorama sur la ville encore plongée dans la nuit, puis nous arrivons sur place. Le ciel est teinté de rose, nous sommes quasiment seules, les moines sont encore en train de prier.

wat phrathat doi suthep

La pagode centrale est couverte d’or, teintée des couleurs du ciel, c’est un spectacle très beau et apaisant, et je m’assieds pour en profiter.

phrathat doi suthep

Temple Wat Phrathat Doi Suthep

Départ pour Chiang Rai et course folle en tuktuk !

Nous rentrons ensuite nous reposer pour être en forme pour le lendemain : nous comptons partir à Chiang Rai, toute proche de la Birmanie et du Laos, et qui a l’air sympa à voir. Cette dernière journée à Chiang Mai est consacrée au repos et à des gnocchi au marché de nuit (que nous avons bien mérités je trouve). Ce n’est pas très thaï aussi j’ajouterais que j’ai dû déguster une dizaine de mango sticky rice depuis mon arrivée dans le pays.

 

Destination Chiang Rai

Le mardi, nous débarquons à la gare routière en espérant prendre le bus de 11h, voire 10. Hum, on a été un peu optimistes. Les bus sont pleins jusqu’à 17h, c’est Loy Kratong très chère.

On part donc se promener un peu en ville. Puis une demi-heure avant le départ du bus, on aborde un tuktuk : c’est une demoiselle portant un masque anti pollution. Pour être sûres qu’elle nous emmène à la bonne gare routière, on lui montre le ticket de bus. Elle nous annonce un prix plus élevé que prévu. Je tente de négocier, mais elle est implacable. « Il y a beaucoup de trafic, etc ». Je n’en crois pas un mot, râle un peu, mais finis par accepter. On la voit aborder un collègue tuktuk, il a l’air de lui dire quel chemin prendre.

Rush hour

Nous commençons à nous demander quel est le problème. A midi nous avons fait le trajet en quelques minutes sans soucis…

Mais nous allons assez vite réaliser que contre toute attente, elle avait raison : c’est l’heure de pointe ! Et notre vaillante chauffeuse nous propulse dans les rues de Chiang Mai. Elle effectue un itinéraire savant dans les petites rues, se faufile entre les voitures, appuyantesur le champignon… Douze minutes avant le départ du bus, nous sommes coincées à un feu qui semble durer une éternité. Je commence à faire un plan avec Andréa, au cas où nous arriverions à peine deux minutes avant de partir. Nous envisageons même de louper le bus… Finalement, nous arrivons avec 8 énormes minutes d’avance à la gare routière ! Nous applaudissons notre chauffeuse qui a l’air toute fière d’avoir réussi sa mission. Chiang Mai aura décidément été pleine de surprises jusqu’à la toute dernière minute !

Lire la suite : Carnet de voyage – Thaïlande – Chiang Rai et tour des îles de Phuket

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