Carnet de voyage – La Polynésie – Rangiroa et observation des baleines à Tahiti

Carnet de voyage en Polynésie : Rangiroa, Tahiti avec un magnifique coucher de soleil et une sortie baleine pour les observer en mer. Pour lire les autres carnets sur la Polynésie, c’est par là : Carnet de voyage – La Polynésie – Moorea et Huahine / Carnet de voyage – La Polynésie – Plongée, Bora Bora et Rangiroa.

Rangiroa

J’ai du mal à accepter de ne pas pouvoir plonger à Rangiroa alors que je suis venue pour ça. Finalement, je parviens à me dire que je retournerai en Polynésie quand j’aurai une meilleure expérience de la plongée. J’ai le temps. Et cela me permettra d’aller à Fakarava, similaire à Rangiroa mais avec trois fois plus de requins dans la passe !

L’île aux récifs à Rangiroa : une sortie inoubliable !

Du coup, je passe une journée farniente pendant qu’Olivier plonge. Puis  une soirée où on fait trois quarts d’heure de vélo avant de trouver un snack ouvert. Le lendemain, on part pour « l’île aux récifs« , conseillée par une Française. Elle avait l’air ravie que l’on passe dans sa boutique, et a appelé pour réserver à notre place ! Il n’y a décidément pas tant de visiteurs à Rangiroa

Nous faisons donc la connaissance de Léon, Tahitien particulièrement cool en tee-shirt Red Hot Chili Peppers et casquette de base-ball. Il nous faut une heure de bateau pour arriver à l’île. Car on traverse tout le lagon, ce qui nous permet une nouvelle fois de constater son immensité.

Carte postale polynésienne

Une fois sur place, c’est la carte postale ! Sable fin, eau turquoise, cocotiers, poissons … Entre l’océan et le lagon, d’énormes rochers de corail noir bloquent les vagues. Derrière, l’eau est claire comme une piscine, avec un léger courant.

Snorkeling et piscine

On fait un peu de snorkeling pour constater que la vie sous-marine est bien présente, puis dégustation de noix de coco fraîchement tombée de l’arbre. Je reçois mon nom tahitien de l’ami de Léon : Uo Uo (Uo signifiant « blonde » !). On se dirige ensuite vers les rochers de corail. C’est incroyable ! Ce n’est pas visible de loin, mais juste derrière les rochers, l’eau forme des piscines naturelles d’eau parfaitement claire. Il est possible de sauter des rochers et c’est parti pour une séance plongeon vraiment sympa.

Barbecue polynésien

Ensuite, on traverse la lagune avec de l’eau jusqu’à la taille avant de retrouver Léon qui s’affaire près du barbecue. Et ce à côté d’une plage magnifique où se promènent une bonne vingtaine de petits requins à pointe noire. On nous offre une bonne Hinano bien fraîche. Ainsi que du pain coco : un pain à base de farine et de noix de coco râpée. J’en ai déjà testé plusieurs fois mais celui-ci est incomparable, il vient d’être cuit au feu de bois, est chaud et croustillant, un délice ! Je goûte également du riz préparé avec des fruits secs et du maïs.


Session tressage de paniers à la fin du repas

Nous passons un super moment à discuter avec le groupe dont deux Lillois avec qui on sympathise. Tout le monde s’accorde à dire que la nourriture est exceptionnelle et les Tahitiens sont tout fiers !

Au moment de faire la vaisselle, les requins pointe noire débarquent tous près de la plage, visiblement habitués. Cela ne me plaît pas vraiment mais c’est assez drôle à voir.


Nous faisons un dernier tour sur l’îlot, l’occasion d’apercevoir un surprenant « crabe coco » à la carapace bleue. Il est capable de briser une noix de coco avec ses pinces ! Nous prenons plusieurs photos dignes d’une carte postale avant de partir.

 

Passe de Tiputa : coucou les dauphins

Je pense que l’on rentre sur Rangiroa : pas du tout ! Après une heure de bateau, nous faisons une pause à la passe de Tiputa . Nous sommes rapidement rejoints par des dauphins. Pas de sauts dans les vagues cette fois-ci (voir Carnet de voyage – La Polynésie – Plongée, Bora Bora et Rangiroa). Mais ils sont incroyablement joueurs ! Et passent de bonnes minutes à s’approcher tout près du bateau, devant, en dessous, se retourner à la surface …

Nous passons une bonne demi-heure en leur compagnie, je n’en ai jamais vu d’aussi près ! Je suis enchantée et laisse rapidement tomber la prise de photos pour profiter du moment et guetter leurs yeux rieurs.

« L’aquarium » de Rangiroa où je nage avec des requins !

Alors que j’imagine que la journée est finie, c’est encore faux. Le bateau retourne dans le lagon et nous dépose à « l’aquarium« . Nous ne tardons pas à confirmer son nom : des bancs de poissons multicolores partout, une visibilité exceptionnelle… Tous à l’eau !

Ce moment restera gravé dans ma mémoire, les poissons tout autour de moi, les coraux aux couleurs éclatantes… Très rapidement, j’aperçois un requin tout près de moi, puis un autre. Mon coeur fait un bond dans ma poitrine. Je nage avec des requins ! 

J’en avais aperçu un lors de ma plongée à Bora. Mais ici la visibilité est bien meilleure! C’est un enchantement de les voir évoluer dans la mer d’une façon si particulière. Je suis ravie et profite au maximum de cette baignade en cherchant les requins et en explorant les coraux en snorkeling.

Tahiti

Coucher de soleil au Méridien de Papeete

Cette journée sera un de mes meilleurs souvenirs de Polynésie. Nous quittons Rangiroa le lendemain pour Tahiti où nous attendent Marie et Pauline qui partent le soir même.

Nous découvrons la maison de Renaud avec piscine et vue magnifique. Puis nous partons pour le Méridien boire un verre au coucher du soleil. Le plus beau que j’aurai vu ici d’ailleurs. La vue sur Moorea, le calme absolu du lagon… L’embrasement furieux qui suit le coucher de soleil, donnant à ciel et mer des teintes vert, rose, orange, avant de transformer l’eau en océan d’or fondu, nous laisse sans voix.

Rencontres

Nous rencontrons également des amis de Renaud et cela fait du bien de discuter un peu du Burning Man . Je réalise que cette expérience incroyable est bel et bien terminée. Malgré l’enchaînement de sensations fortes de ces dernières semaines, qui ne m’a pas aidée à prendre du recul. Je réalise également que oui, j’y retournerai, c’est sûr . Cette année ou plus tard, mais je reviendrai à Black Rock City.

Papeete

La tradition de Renaud est de manger aux roulottes de Papeete le dernier soir quand quelqu’un lui rend visite . Direction le centre-ville où je mange un très bon chao men végétarien avant de faire mes adieux à Marie et Pauline.

J’ai vécu tant de choses avec Marie que je suis vraiment nostalgique à l’idée de ne plus la voir pendant un an ! Petite nuit de 4h ensuite dans un énorme lit gonflable chez Renaud. Nous nous levons à 5h car Renaud nous emmène et il travaille à 6h. Nous comptons bien explorer un peu Papeete pour ce dernier jour.

Marché de Papeete

Street art de Papeete !

Après un petit déjeuner hors de prix (35 euros pour deux, on s’est un poil fait avoir), nous partons explorer la capitale. Pas bien grande, elle a quand même son charme. Son parc en bord de mer,  son marché coloré, et surtout son street art ! Chaque année, de grands noms du street art débarquent pour créer des oeuvres monumentales sur les façades des immeubles lors d’un festival. 

Nous avons la chance d’en voir une en cours de réalisation. Mon coup de coeur va à une oeuvre brésilienne (promis, c’est pas fait exprès) et à un visage de vieille femme dont les yeux reflètent l’île de Tahiti. On rejoint ensuite Renaud pour notre « sortie baleine« .

Sortie Baleine à Papeete : moment incroyable

Les baleines en Polynésie

Chaque année, les baleines remontent de l’Antarctique pour s’accoupler ou mettre bas dans les eaux chaudes de Polynésie. Dans ce cas, elles passent ensuite deux-trois mois sur place le temps que le baleineau grandisse et  prenne des forces. Mais il n’y a rien à manger pour les mamans sur place . Le baleineau se nourrit de lait maternel.

Il y a donc un grand nombre de baleines en Polynésie de juillet à octobre. Elles peuvent même entrer dans les lagons – comme nous l’avons vu à Huahine ! voir Carnet de voyage – La Polynésie – Moorea et Huahine-. Par exemple lorsqu’elles sont menacées par un prédateur comme l’orque (en anglais « killer whale« ).

Les « sorties baleines » visent à leur rendre visite, voire nager à leurs côtés. Avec moult précautions vu qu’une baleine a à peu près le gabarit d’un autobus. Il faut éviter au maximum de les perturber, surtout si elles ont un baleineau.  Même si ces derniers sont curieux et aiment s’approcher des humains et des bateaux pour voir !

C’est parti pour la sortie baleine

Nous voilà donc partis avec Renaud et Olivier à guetter le souffle des baleines à l’horizon. Je croise les doigts autant que je peux. Tout en me disant que je suis déjà très heureuse d’avoir vu tous ces animaux marins dans leur environnement naturel, raies manta, dauphins, requins …

Marie et Pauline nous ont raconté que les raies reconnaissaient les humains à leur champ magnétique . Elles peuvent ainsi rendre régulièrement visite à certains d’entre nous, et aiment les caresses comme les chats … J’ai vu et appris tant de choses que je n’aurais jamais soupçonné !

Et maintenant je vais peut-être voir les géantes de la mer, venues d’Antarctique jusqu’ici …

Une baleine !

Soudain, nous apercevons le souffle d’une baleine : à l’eau ! Le groupe se lance à la rencontre de la baleine avec masque, tuba et palmes tout en essayant de faire le moins de bruit possible. C’est parti pour de longues minutes à scruter le grand bleu à la recherche des cétacés, un peu trop longues…

J’attrape un mal de mer infernal à force d’être battue par les vagues et de ne pas distinguer le haut et le bas. Enfin, nous la trouvons. Le but est d’attendre qu’elle remonte à la surface pour respirer, ce qu’elle fait toutes les vingt minutes environ. Le bébé, lui, remonte plus souvent. Soudain, une forme blanche commence à émerger des profondeurs. (La visibilité n’est vraiment pas très bonne) : c’est le baleineau ! Il est déjà gigantesque à mes yeux d’humaine, et passe vraiment tout près de nous.

Le baleineau

Je ne sais pas ce que je ressens de plus fort entre l’émotion de le voir enfin, sa façon d’évoluer si aérienne et légère… et mon mal de mer bien intense. Je distingue à peine la baleine, immense, qui remonte à son tour. Nous les voyons une deuxième fois et Renaud est littéralement à deux mètres du bébé cette fois-là. Je suis sans mots.

Encore une baleine

Nous remontons dans le bateau, ce qui permet à mon mal de mer de diminuer un peu. Sur le chemin du retour, d’autres baleines croisent notre chemin. Nous filons à l’eau et nous dépêchons de les rejoindre. Je suis un peu loin pour voir la baleine sous l’eau, et lève la tête pour l’apercevoir à la surface.

Elle est si immense, majestueuse. Je me sens minuscule, je suis scotchée.

Nous disons au revoir aux baleines, remontons sur le bateau et commençons le chemin retour. J’ai alors la sensation d’émerger du brouillard dans lequel j’étais (le mal de mer ?). Toute ma joie éclate : je viens de vivre un moment exceptionnel ! J’ai nagé avec des baleines ! Je me promets que ce n’est pas la dernière fois.

Nos adieux à la Polynésie

Notre dernière soirée à Tahiti se fait autour d’un dhal de lentilles que j’ai cuisiné pour nous trois. J’étais contente d’avoir une vraie cuisine à disposition, et non pas notre réchaud-boîte de conserve.

Le lendemain, Renaud nous conduit à l’aéroport et nous dit « je reviens ! ». Quelques minutes plus tard, il réapparaît avec deux colliers de coquillages, cadeau traditionnel d’au revoir polynésien. « Hors de question que vous quittiez Tahiti sans ça ! » .Cette conclusion me semble à la hauteur du voyage incroyable que nous venons de vivre.

Quelques photos supplémentaires :

Rangiroa :


Tahiti :




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