Carnet de voyage – La Polynésie – Moorea et Huahine

Carnet de voyage en Polynésie : farniente à Moora, exploration d’Huahine, randonnées,  et snorkeling !

Arrivée à Tahiti

J’atterris à Tahiti après quelques heures de vol depuis l’île de Pâques. Je suis accueillie par un groupe de musique tahitienne alors qu’il est 1 heure du matin. Puis par mon meilleur ami Olivier rayonnant alors qu’il vient d’enchaîner 36 heures de voyage.

Rencontre improbable

En route pour l’aéroport le lendemain, je m’étale à moitié dans une flaque de boue. Alors que tout le reste du chemin est complètement sec… On s’arrête à une supérette pour me rincer un peu, on sort. On est alors abordés par un pickup : « Vous allez à l’aéroport ? » « Oui » « OK, montez à l’arrière ! vous voulez une bière ? »

Et c’est comme ça qu’on rencontre « Pépé Mercier » et Gabriel qui nous offrent :

  •  le lift pour l’aéroport
  • quelques bières fraîches
  • des conversations sur la vie et la famille dont j’essaierai de me souvenir
  • des spécialités locales comme le « Tahiti drink »,
  • un nouveau surnom pour Olivier qui s’appellera désormais « Umi-Umi ». (Umi signifiant barbe en tahitien)….

Ils nous proposent de nous accueillir chez eux à notre prochain passage à Tahiti et d’aller dîner ensemble… Bref, on a du mal à les quitter ! (Ou plutôt leur rappeler que notre vol est dans une demi heure) . Mais on décolle pour Moorea tout enchantés de notre première rencontre polynésienne.

Moorea

« La durée de vol sera de 7 minutes » … Et nous voilà à Moorea. Je n’en crois pas mes yeux : eau turquoise, reliefs volcaniques recouverts d’un tapis de verdure, soleil, végétation tropicale, … ça y est, je suis en Polynésie.

Snorkeling, stop à Moorea

Je garderai un souvenir merveilleux de Moorea. Certainement car c’est la première île polynésienne que j’ai vue (ayant passé une seule nuit à Tahiti). Le relief est magnifique, l’eau cristalline. Notre pension au bord de la mer possède un ponton qui permet d’aller faire du snorkeling. Nous rencontrons une bonne vingtaine d’espèces de poissons, une murène, et même notre premier requin, une nuit.

On se déplace en stop. On attend à peine quelques minutes le pouce levé avant que d’adorables Tahitiens ou franis (petit nom des Français) ne s’arrêtent.

Les côtés négatifs nous apparaissent rapidement aussi. Les prix, la galère pour se déplacer sans voiture (on ne verra pas les autres côtes de l’île, trop loin pour y aller en stop), l’alimentation essentiellement à base de frites, poisson et pizzas.

Cuisine ponton : comment manger sans se ruiner en Polynésie

Notre auberge ne dispose pas de cuisine. On bricole un réchaud avec une boîte de conserve et de l’alcool à brûler, trouvé par miracle dans une station service.


Fiers de nous, on cuisinera nombre de repas avec notre réchaud bricolage, sur le ponton. En compagnie des autres backpackers de l’auberge, des poissons (dans la mer, pas dans l’assiette!), et des étoiles au moment du dîner.

Une soirée mémorable

On fait une exception pour une soirée avec Giovanni, rencontré sur place. Thème pizzas-bières-Stupeflip et grandes conversations . Si on n’était pas sur un ponton donnant sur le lagon, j’aurais l’impression d’être en France. (Surtout avec les gens qui se plaignent du bruit au bout de 2 minutes et le prix prohibitif des pizzas 🙂 ). Mais ça ne nous empêche pas de passer une super soirée dont je me souviendrai !

Moorea

Nos journées à Moorea sont placées sous le signe du repos, dont Olivier et moi avions bien besoin. Snorkeling, lecture, plage … et admiration des paysages incroyables de l’île. Rien que la plage à quelques minutes de marche de la pension est une des plus belles que j’ai jamais vues.

Moorea Tropical Garden

On parvient quand même à se motiver une après-midi, en quête de fruits frais. On trouve d’abord mangues, avocats, petites bananes et pommes locales pour un prix vraiment correct. Puis on s’arrête à un snack où la propriétaire nous conseille d’aller visiter le Moorea Tropical Garden, juste en face. Il y a une vanilleraie et une dégustation de confitures. On se lance dans l’ascension de la colline.

La cascade du Moorea Tropical Garden

Une fois arrivés, on est enchantés ! La vue sur la baie est splendide. Une adorable grand-mère nous accueille en précisant qu’outre la vanilleraie on peut voir des jardins, des anguilles et une cascade pour se baigner. Une cascade ? C’est parti pour une petite marche en forêt tropicale. Un peu sportive parce qu’on est en tongs et maillots de bain.

On finit par trouver la cascade et s’y installer côte à côte, dos à la chute d’eau. C’est aussi agréable qu’inattendu ! S’en suit la dégustation de confitures avec le panorama sur la baie. On en achète une mais on l’oublie là-bas, sûrement l’émotion !

On prend un dernier repas à « cuisine ponton » et une Hinano (la bière locale). Cela deviendra notre tradition de fêter l’arrivée sur chaque île et le départ !

On lève le pouce pour l’aéroport. Quelques minutes plus tard, une famille Tahitienne nous emmène. Les filles portent des couronnes de fleurs, on est aux anges. C’est parti pour notre prochaine île !

Arrivée sur Huahine : les deux îles qui la constituent et le pont qui les sépare

Huahine

A Huahine, je retrouve Marie et Renaud, rencontrés au Burning Man. Et je fais la connaissance de Pauline, l’amie de Marie, qui passe aussi un bon mois en Polynésie. Etant nombreux, on a loué une voiture pour voir le maximum de l’île. En outre, Olivier et moi sommes à une demi-heure de route des autres. Une fois la voiture récupérée, nous voilà partis pour sillonner l’île avec notre bolide. Ce qui rappelle quelques souvenirs : Marie et moi avons déjà passé une douzaine d’heures de voiture ensemble dans la FunMobile pour le Burning Man.

Nos retrouvailles ont lieu sur la plage de Faré, au nord de Huahine. Le soleil se couche et on peut apercevoir la grande île de Raiatea. C’est un centre culturel polynésien et une des îles les plus peuplées de Polynésie.

Danses tahitiennes

Le plan de notre première soirée : spectacle de danses tahitiennes et pizzas sur la plage. Je suis bluffée par les danseuses, leur agilité et leur technique, l’amplitude du mouvement de leur hanches… Et leur élégance et leur sourire !

Ils invitent le public à danser, ce qui permet pour les autres restés sur les chaises de se rendre compte de la difficulté de la danse ! Marie, Renaud et Olivier sont invités à danser. Je ne suis pas mécontente d’être restée, d’autant que Marie danse depuis toujours alors que moi … bref !

Camping Hiva à Huahine : au bout du monde

Destination ensuite notre camping. Une bonne demi-heure de route de montagne non éclairée sur fond de musique metal plus tard… Et on plante notre tente au bord de la mer ! C’est notre première nuit en tente en Polynésie.

Four tahitien pour certains, farniente pour moi

Le lendemain, le programme de mes amis est de faire un « four tahitien ». C’est à côté du camping au sud de l’île. Il s’agit d’un grand trou creusé dans le sol où cuisent à l’étouffée poissons, viandes et gâteaux dans des paniers en feuille de palmier tressés spécialement pour l’occasion. Pas pour moi !

Je les rejoins peu après pour une après-midi plage et snorkeling. Notamment, je nage dans une eau si cristalline qu’on dirait une piscine… Et je vois mes premiers poissons-clown jouer à cache-cache dans une anémone, entre autres nombreux poissons multicolores.


La boutique de paréos de Miri-Miri

On fait un arrêt par une boutique de paréos peints à la main par Miri-Miri. Une Tahitienne très franche et drôle à l’accent irrésistible ! Elle nous propose une démonstration de nouage de paréo. C’est moi qui hérite du rôle de modèle !

Me voilà tour à tour habillée pour la maison, la soirée, la plage, en deux pièces … Avec les commentaires et humour à la polynésienne : « ça c’est la tenue pour que le mari puisse t’agripper et te garder près de lui. Si tu veux l’envoyer balader tu peux dénouer, comme ça … »

Oui, la société tahitienne est encore très patriarcale et fortement basée sur le couple. On rit bien en tout cas. Mes amies repartent avec deux paréos peints main. Je me serais laissée tenter si j’avais un peu plus de place !


Coucher de soleil sur la côte nord

Cette belle après-midi se termine par un tour sur le pont entre les deux îles. On aperçoit une raie et des requins!

Mais surtout, un fantastique coucher de soleil depuis la côte Nord de l’île. On aperçoit Raiatea et même Bora Bora au loin et son relief caractéristique. On dîne aux roulottes – food trucks locaux où manger frites, viande et poisson, et parfois des plats chinois – du port. Toute une famille de raies passent près du quai ! Les conversations tournent autour du Burning Man, du destin … Je suis vraiment contente d’avoir retrouvé Marie complètement par hasard ici au bout du monde. (A l’époque où on a planifié notre voyage en Polynésie, on ne se connaissait pas !)

Road trip à Huahine

Le lundi, c’est road trip sur l’île. L’itinéraire est conseillé par Brunelle, la Couchsurfeuse qui héberge Pauline et Marie.

Nous commençons par un petit musée dans une habitation tahitienne traditionnelle sur pilotis. Il surplombe la lagune de Huahine ! On y parle de la géographie de l’île, particulière vu les deux îles reliées, le lagon et les lagunes qui l’entourent, et la culture polynésienne.

Les marae

Notamment les marae. Ce sont des plateformes en pierre représentant :

  • un site religieux, reliant les hommes aux dieux et aux ancêtres,
  • et politique où avait lieu des cérémonies comme l’intronisation d’un chef, la réunion de plusieurs chefs

Plusieurs sont visibles à Huahine, en bord de mer ou en pleine jungle !  Justement, Pauline, Olivier et moi partons pour une petite randonnée en forêt pour voir des marae et un point de vue sur la côte.

Randonnée à Huahine


Je suis vraiment contente de marcher en forêt, cela change des plages et cocotiers ! Arbres fruitiers partout, végétation touffue, un énorme et fantastique banian du Pacifique, des lianes de vaniller, un marae à moitié envahi par la nature égaient notre balade. Sans parler des habituels coqs que l’on croise même en forêt.

Minute culture :  le banian

C’est l’arbre symbolique de l’Inde notamment. Les graines de cet arbre ont la particularité de germer sur une autre plante. Cela peut être sur les racines ou branches du banian originel, ce qui explique que les banian ressemblent à un enchevêtrement de racines, branches et feuilles particulièrement joli.

On rejoint ensuite un point de vue sur le côté est de l’île, riche de tant de nuances de bleu et de vert que les mots me manquent pour les décrire !

Plage de l’ancien Sofitel : un coin de paradis

Au loin, on devine la plage de l’ancien Sofitel qui est notre prochaine étape. Paradisiaque, quasi abandonnée, on est presque tout seuls sur ce coin de paradis. C’est comme si le temps s’était arrêté …

Les anguilles sacrées de Faie

Pour finir cette après-midi, direction Faie où on voit les anguilles sacrées du lieu, noires et particulièrement imposantes. Puis un magnifique point de vue sur la baie entre les deux îles.

Le panorama avec la baie, l’océan qui se dessine derrière les îles, la végétation très dense et les canopées des arbres tout autour de nous, est digne d’un tableau, et Huahine commence à mettre sérieusement à l’épreuve mes façons de décrire la beauté sans me répéter !

Petite surprise pour Bora Bora

On rentre ensuite à Fare où on a l’occasion de discuter un peu avec Brunelle le temps d’un apéro. J’essaie désespérément de joindre le camping que j’avais réservé à Bora Bora depuis la France. Par téléphone. En étant tombée sur un Tahitien avec qui j’avais discuté, qui m’avait confirmé ma réservation …

J’appelle l’office du tourisme qui me dit que le camping n’existe plus et qu’il n’y en a pas à Bora. Très bien … Heureusement, je trouve en dernière minute sur Airbnb un particulier proposant son jardin pour qu’on y plante notre tente. Et c’est notre dernier nuit au camping Hiva. On n’aura même pas testé la plage, mais on aura bien exploré l’île !

La suite : Carnet de voyage – La Polynésie – Plongée, Bora Bora et Rangiroa

Plantation de vanille

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