Carnet de voyage – La Polynésie – Plongée, Bora Bora et Rangiroa

Carnet de voyage en Polynésie : Bora Bora où je fais de la plongée, et Rangiroa … où j’essaie ! Pour le carnet précédent sur Moorea et Huahine, c’est par là : Carnet de voyage – La Polynésie – Moorea et Huahine

Arrivée à Bora Bora … depuis le cockpit du pilote

A l’aéroport de Huahine, Marie et Pauline nous rappellent de demander à aller dans le cockpit. Je le fais en arrivant à bord. Au bout de quelques minutes, l’hôtesse vient me voir et claironne : « venez, je vous accompagne ! »

Je me retrouve donc entre les deux pilotes à essayer de réaliser ma chance. Non sans une pensée pour le Burning Man lorsque j’enfile le casque de pilotage pour la deuxième fois en un mois. La vue sur Huahine est brouillée par les nuages, mais un superbe panorama sur Raiatea se dessine en milieu de vol alors que je discute avec mes voisins.

Bora Bora

Puis c’est l’enchantement : les deux pics de Bora apparaissent, auréolés de nuages. Suivis des couleurs bleu turquoise et vert jade de son lagon. Nous nous approchons de plus en plus … Je me souviendrai toujours de l’atterrissage dans cette palette de couleurs.

bora bora vue

Le lagon de Bora Bora : « vaut le voyage »

On m’avait déconseillé Bora Bora : très chère, trop touristique, inadaptée aux backpackers …

Je ne regrette pas une seconde d’avoir persisté. Mes cinq premières minutes sur place valent le voyage. L’intensité des couleurs est incomparable à tout ce que j’ai pu voir dans ce style. Le trajet de l’aéroport, situé sur un motu (îlot en bordure de lagon), à l’île principale se fait en bateau. Je suis euphorique !

bora bora lagon

Vue sur l’île depuis l’aéroport

Notre airbnb à Bora Bora

Nous finissons par arriver à Vaitape, le port. Dino vient nous chercher et nous conduire à notre Airbnb (réservé à l’arrache la veille).

Une fois sur place, surprise ! Vue sur le lagon depuis la terrasse, coin d’ombre où planter la tente… Et un chaleureux accueil de la maman de notre hôte. Elle sera aux petits soins pour nous tout le séjour ! J’oubliais les deux petits chatons adorables en bonus.

Rencontres et musique

Les deux autres occupants du logement débarquent ensuite : ils travaillent en France sur une machine à rendre l’eau potable au moyen d’énergie solaire, et sont en mission ici pour en installer une.

Il ne nous faut pas longtemps pour constater que l’un d’eux a les mêmes goûts musicaux que nous . Nous discutons au calme du meilleur album d’Opeth … à Bora Bora … plutôt improbable !

 

Plage à Bora Bora

Notre programme ici sera farniente, plage même si le temps n’est pas des plus ensoleillés, et plongée.

Nous fêtons notre arrivée au Sofitel, à deux pas de notre logement. Je ne résiste pas en voyant un burger végane à la carte.. Nous peinons à réaliser notre chance d’être dans cet endroit paradisiaque.

Vaitape

Le lendemain, petit tour à Vaitape en stop : jolie église, apéro au bord de l’eau, constatation que le prix des fruits est exorbitant… 

vaitape
Nous sommes pris en stop quasi instantanément en sortant du bar . Un adorable Tahitien nous bombarde de conseils sur les activités à faire sur l’île. Hélas le temps étant pluvieux, il vaut mieux éviter la randonnée. Finalement nous ne ferons que de la plongée et de la plage.

Plongée à Bora Bora : ma première !

Le vendredi, 7h30, départ pour deux plongées non sans appréhension de ma part . (Pour celleux qui auraient loupé les épisodes précédents, j’ai eu beaucoup de mal à avoir mon PADI) C‘est ma première plongée en mer !

Plongée avec les raies manta

Pour la première, nous allons à la « station de nettoyage des raies manta ». Elle est située dans le lagon, à 20 mètres de profondeur, dans une crevasse. La visibilité à cet endroit n’est pas très bonne. Ce qui est apprécié des raies car elles sont timides ! D’ailleurs, il ne faut pas les effrayer, et éviter de trop bouger quand elles s’approchent.


Le stress monte un peu mais est contrebalancé par le trajet en bateau dans les eaux turquoise du lagon. Nous nous mettons à l’eau . Mon appréhension s’envole alors que je nage au-dessus des coraux multicolores.

Nous descendons au fond du lagon et nous arrêtons sur le sable. Nous attendons les raies, immobiles. J’ai une grosse montée de stress à ce moment-là.  Mais je parviens à me calmer plutôt rapidement, et c’est le moment que choisit la première raie pour s’approcher.

Le spectacle est vraiment incroyable pour moi. La voir nager en ondulant sereinement, puis en voir une autre arriver, et une autre … Au total nous verrons six mantas ainsi qu’un petit requin !

plongee raie manta

Bilan de ma plongée : à refaire mais pas tout de suite

Je ne suis globalement pas très rassurée pendant cette première plongée. Du coup je serai un peu trop stressée au début de la deuxième pour suivre le groupe. Dommage, la visibilité est incroyable ! Nous sommes en plein océan, le fond est à 20 mètres, et on le voit aussi bien que dans une piscine !

D’autre part, en chemin vers la deuxième plongée, nous avons fait une rencontre inattendue . Un banc de dauphins est passé tout près du bateau ! Et nous avons aperçu le souffle d’une baleine un peu plus loin dans l’océan.

Que d’émotions pour cette journée ! Notamment la fierté d’avoir bien géré ma première plongée. Tant pis pour la deuxième, il y en aura d’autres ! Nous fêtons cela dans le premier bar qui se présente … Il s’avère muni d’une piscine !

Adieux à Bora Bora

Le lendemain, nous faisons nos adieux aux chatons et aux métalleux. Notre mamie tahitienne nous reconduit à l’aéroport en voiture. Elle nous parle de la corruption sur l’île … Par exemple : alors que Bora grouille d’hôtels à mille euros la nuit, les habitants n’ont même pas l’eau potable Apparemment c’est le maire qui s’en met plein les poches … Elle nous informe aussi que Dino qui nous a conduit le premier jour est le premier Mister Tahiti !

Nous quittons Bora et son magnifique lagon avec des étoiles dans les yeux.


Rangiroa

Toutes les îles que j’ai vues jusqu’ici faisaient partie de l’archipel des îles de la Société (et du groupe des Îles Sous le Vent, joli non ?).  Mais là on se dirige vers l’archipel des Tuamotu, à 400 kilomètres de Tahiti. Rangiroa en fait partie. Cet atoll est constitué d’une bande de sable large de 100-200 mètres entourant un immense lagon, le deuxième plus grand du monde !

Rangiroa signifie d’ailleurs « ciel immense » en tahitien, et je trouve ce nom parfait.

rangiroa

L’atoll vu d’avion.

Première nuit à Rangiroa

Pour notre première nuit sur place, nous avons un peu craqué notre budget . Une nuit dans le meilleur hôtel de l’îlot principal de l’atoll nous attend. (L’îlot est relativement minuscule et comporte une demi-douzaine d’hébergements à tout casser). Nous sommes accueillis par un collier de fleurs de tiaré. C’est la tradition polynésienne pour souhaiter la bienvenue !

Puis nous découvrons notre bungalow en bord de plage avec jacuzzi privé, et la piscine à débordement avec vue sur le lagon … Cela valait le coup de dépenser en une nuit mon budget pour 5 jours complets !

kia ora

Sans retouches …

Les requins de Rangiroa : la passe de Tiputa

Après une journée jacuzzi-lecture, nous constatons rapidement que le restaurant de l’hôtel n’est pas un bon choix . Nous filons vers le principal atout de Rangiroa : la passe de Tiputa! C’est une ouverture entre deux îlots de l’atoll, et la raison pour laquelle je suis venue ici .

tiputa

Les animaux marins (requins, dauphins, raies manta…) sont nombreux à emprunter ce passage entre océan et lagon. Cela en fait un des meilleurs spots de plongée au monde. Le but est donc de dîner dans un des snacks situés à proximité de la passe. On compte y jeter un oeil en même temps, depuis le temps qu’on en rêve avec Olivier !

Destination Tiputa et rencontre avec un cent-pieds

Il fait nuit et un vent infernal secoue Rangi (il ne cessera pas durant cinq jours). Direction Tiputa à la lumière de la frontale. Celle-ci éclaire tout d’abord un cent-pieds.

Animal polynésien, c’est un scolopendre bien hostile. Rouge, muni de cornes, plutôt grand … et sa piqûre est extrêmement douloureuse !

Nous marchons donc en plein vent dans le décor surréaliste de mer en furie ,des deux côtés de la bande de sable. Il fait une nuit noire. Nous finissons par trouver le seul snack ouvert près de la passe. La serveuse nous conseille de nous mettre au bord « pour voir les requins ».

Des requins ??

A peine installés, nous constatons qu’elle a raison. Une bonne quinzaine d’entre eux se promène dans l’eau bordant le restaurant, à quelques mètres de nous à peine. Des petits « pointe noire » aux gros « dormeurs » qui portent bien leur nom. L’un d’eux fait bien 3 mètres de long !

La scène est si belle et inattendue, je suis toute contente ! Je passe le repas à observer mes animaux préférés à la lueur de la frontale.

requins

Au revoir le Kia Ora

La journée du lendemain est placée sous le signe de la piscine, du soleil. (Cela fait du bien après les nuages de Bora !). Et du farniente ! Nous prenons un super petit déjeuner, où nous goûtons notamment de la confiture de coco maison, un délice.
rangiroa kia ora

Sans retouches bis …

Chez Olga

Nous rejoignons ensuite notre logement pour les jours restants, « chez Olga ». Non sans recevoir un collier de coquillages en souvenir, le traditionnel cadeau d’au revoir. (Je n’ai pas très envie d’écrire « adieu »). La dénommée Olga est une adorable tahitienne qui nous informe que l’on ne doit pas hésiter à l’appeler… « Mais pas maintenant, je joue à la pétanque ». Je suis enchantée par notre chambre au-dessus des vagues.

chez olga rangiroa

Avatoru

Nous enfourchons les vélos mis à disposition et partons explorer Avatoru. C’est le village de l’autre côté de l’îlot principal de Rangi. Il n’y a pas beaucoup plus de choses qu’à Tiputa : un hôtel, deux ou trois snacks, une église, quelques maisons… Et la deuxième passe qui est tout aussi agitée que celle de la veille. Ah si ! il y a quand même une cave à vin, car un Français a tout de même été assez fou pour venir essayer de planter des vignes sur ce tas de sable … et y arriver !

 

Nous dînons à une roulotte . Je mange mon premier chao men végétarien, et suis presque émue de ne pas manger pour la énième fois du riz nature ou des frites !  Et nous rentrons à la chambre nous coucher sur fond de fracas des vagues contre les rochers.

Plongée à Rangiroa … ou pas : mon expérience !

Le lundi, mission plongée : nous visitons différents clubs. Je compte en faire le maximum et nous en réservons trois dont une l’après-midi même.

Nous partons pour la première en début d’après-midi. A peine être montés sur le bateau et avoir parcouru quelques mètres, nous croisons une raie manta qui ondule tranquillement à la surface du lagon. Ensuite, le projet est :

  • de traverser la passe de Tiputa pour aller dans l’océan,
  • de se mettre à l’eau près de l’île,
  • et de plonger en longeant la côte jusqu’à la passe.

Les vagues de Rangi

Je vis alors un moment particulièrement difficile. Les vagues sont des murs de plusieurs mètres de haut . Le Zodiac se les prend de plein fouet. Mais surtout, je suis absolument terrifiée par la plongée à venir . Car je ne vais pas pouvoir remonter : le départ et l’arrivée sont différents à cause du courant.

Cette peur n’est pas rationnelle car il est toujours possible de mettre fin à une plongée. Mais avec mon peu d’expérience je suis littéralement paralysée. Il m’est impossible de me mettre à l’eau en même temps que le groupe. Même si Olivier fait tout ce qu’il peut pour me rassurer… (Contrairement au moniteur qui sera plutôt agressif, mais passons). Je finis par abandonner après avoir mobilisé toute ma volonté pour essayer de me convaincre que cela ira mieux sous l’eau. Du coup, Olivier descend avec le moniteur. Et je me prépare à me faire secouer par les flots pendant une heure.

Les dauphins de Tiputa

Le Tahitien qui conduit le bateau me rassure. Il me dit tout de suite : « on va voir les dauphins ! ». J’essaie toujours d’accuser le choc que je viens de vivre. Soudain il m’appelle, je tourne la tête et vois un dauphin jaillir des vagues en faisant un bond de 2-3 mètres de haut. Je n’en crois pas mes yeux ! Il est si proche que je distingue son « sourire ». C’est tout un banc de dauphins qui se met à s’amuser dans les vagues, avant de disparaître. Mais nous en verrons encore quelques uns avant de récupérer les plongeurs et de rentrer sur l’île.

La suite de mes aventures à Rangiroa :  Carnet de voyage – La Polynésie – Rangiroa et observation des baleines à Tahiti

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