Carnet de voyage – Bali – Gili Trawangan et Uluwatu

Nous sommes donc en route pour Gili Trawangan, une des trois iles Gili, situées tout près de Lombok, à une heure de bateau à l’est de Bali. Le van nous dépose au village de Padangbai, où nous prenons le bateau : il fait chaud, l’eau est turquoise, l’atmosphère détendue. Nous débarquons à « Gili T » sous la pluie diluvienne et en pataugeant dans les flaques et le sable mouillé et nous nous dirigeons vers notre auberge, qui nous laisse globalement penser que l’ambiance sur l’île est à la fiesta.

Arrivée à Gili Trawangan

Pas évident !

L’après-midi est placée sous le signe du farniente au fantastique restaurant végane « Pittuk café ». Le lendemain, nous nous réveillons tranquillement et partons explorer un peu.


L’atmosphère de l’île

Nous sommes plus proches de Lombok que de Bali. L’ile me semble globalement musulmane, comme dans le reste de l’Indonésie. La mosquée domine la ville. L’imam appelle régulièrement à la prière, le style vestimentaire des gens évoque l’islam (petit chapeau pour les enfants, voile pour les femmes…). C’est très différent de l’atmosphère balinaise mais tout aussi empreint de spiritualité. J’aime beaucoup entendre les appels de l’imam à la mosquée de manière générale. J’imagine que c’est parce que je suis sensible à leur musicalité, ou que j’apprécie cette religion qui m’intéresse beaucoup ? Difficile à dire !

Gili T, côté ouest

Coucher de soleil

Nous nous dirigeons vers le côté ouest de l’île pour admirer le coucher de soleil. Nous quittons la « ville » pour marcher un peu dans la végétation, puis nous retrouver rapidement sur la plage de l’autre côté. Il ne fait pas très chaud. Mais après un petit café glacé, on peut assister à un très beau coucher de soleil depuis notre transat, les volcans de Bali dissimulant l’horizon, et à un embrasement coloré par la suite.

Soirée à Gili Trawangan : très sympa !

Nous nous dépêchons ensuite de rentrer pour éviter de faire le trajet dans le noir. Le programme de la soirée est ensuite :

  • un restaurant pieds dans le sable sur la plage principale de Gili Trawangan
  • de la musique live au bar d’à côté (les rues sont déjà très animées),
  • quelques verres
  • et nous voilà à danser avec étrangers et – surtout – locaux qui s’éclatent, en bord de plage pour finir cette belle journée !

Plage de Gili T côté est. Alors, Khaleesi ou O-ren Ishii ?

Uluwatu

Notre bateau retour le dimanche est en début d’après-midi, ce qui nous permet de profiter de la plage encore un peu, l’eau est turquoise et à la température parfaite !  C’est parti ensuite pour un trajet plutôt mouvementé qui nous mène au port puis à Uluwatu, le repaire des surfers, situé au sud-ouest de Bali. Nous arrivons assez tard le soir à l’hôtel (où l’accueil est particulièrement froid comparé à nos expériences passées), et avons faim, donc on nous indique le resto d’à côté.

Le bouiboui du coin. Et ses conséquences !

C’est un resto local, pas cher du tout, complètement vide, qui a tout du bouiboui sauf sa taille : c’est un immeuble à lui tout seul. Le propriétaire nous demande si on veut aller sur le « rooftop », euuuh, oui ! Du coup nous voici sur le toit : immense et désert. Nous sommes hilares et prenons soin de choisir la table bien au milieu du toit, histoire de nous sentir encore plus seules au monde ! C’est une très bonne soirée, complètement improbable.

Le lendemain matin, aïe : j’ai chopé une légère intoxication alimentaire. Pas besoin de chercher la cause bien loin … Alix a été plus résistante, heureusement !

Le coupable : le tempeh burger de Salin’s Warung

Criques à Uluwatu

En fin d’après-midi, je vais un peu mieux et rejoins Alix dans un café en bord de mer. Uluwatu est construite à flanc de falaise, c’est plutôt impressionnant ! Je me requinque un peu avec un jus de légumes et mon 3e Coca de la journée et nous descendons sur la plage d’Uluwatu qui est en fait une crique avec des grottes de part et d’autre, c’est vraiment joli !

Le courant est trop fort pour se baigner, seuls les surfers s’y risquent. De temps en temps, une vague un peu plus forte que les autres inonde la quasi totalité de la crique, faisant un peu paniquer tout le monde, c’est plutôt drôle même si je ne suis pas en forme du tout.

De toute façon vous n’aviez pas besoin de voir ma tête ce jour-là 🙂

Temple d’Uluwatu

Nous remontons et nous installons dans un petit bar des hauteurs d’où nous pouvons contempler les énormes rouleaux, les surfers, puis un joli coucher de soleil. Le mardi est notre dernier jour. On commence par le temple d’Uluwatu, tout proche : je suis impressionnée par les falaises escarpées et les personnes ayant décidé de bâtir un lieu de culte dans un endroit aussi isolé ! Des fleurs multicolores complètent le tableau, il fait une chaleur étouffante, mais je me sens bien !

Jimbaran

Nous partons ensuite pour Jimbaran, tout près de l’aéroport sur la côte, où le plan est de passer l’après-midi sur la plage, que nous avons pour nous seules ou presque.


Dégustation d’une énorme noix de coco et baignade sont nos seules activités de l’après-midi. Puis nous nous préparons à assister au coucher de soleil, réputé pour être l’un des meilleurs de l’île.

Effectivement, c’est plutôt magnifique, un embrasement furieux s’empare du ciel entier, du rose, de l’orange, j’ai presque l’impression de voir des aurores boréales. Puis je réalise que nous ne sommes plus seules du tout et qu’une bonne cinquantaine de Chinois vient de débarquer. Autant de tables ont été disposées sur le sable et nous nous disons qu’on a dû leur vendre un package « dîner aux chandelles au coucher du soleil ».

Coucher de soleil à Jimbaran : la réalité

Dernière matinée à Bali

Nous dînons dans un endroit trouvé absolument par hasard, aux chandelles (oui nous aussi !)  et vraiment délicieux avant qu’Alix ne parte pour l’aéroport. De mon côté, il me reste une nuit et une matinée de répit.

Je me réveille le lendemain matin et descends prendre mon petit déjeuner. Il fait une chaleur étouffante, la radio passe une musique très apaisante à base de percussions typiquement indonésiennes. Je bois mon dernier Bali coffee en observant le temple situé au coin de la cour de l’hôtel, derrière la piscine.

Offrandes aux dieux et démons

Chaque famille ou hôtel dispose d’un petit temple. Des Balinais préparent les offrandes aux dieux et démons qu’ils disposent tous les jours aux quatre coins de leur demeure. Celles aux dieux en hauteur, celles aux démons sur le sol.

Je vois un homme ou deux entièrement vêtus de blanc et une femme sur son 31, disposer les offrandes un peu partout. L‘encens embaume cette matinée déjà pleine de sérénité. Plus tard, mon chauffeur pour l’aéroport m’apprendra qu’il s’agit d’un jour de célébration hindoue, d’où la tenue blanche.

Je lui répondrai que dans mon pays aussi on fête quelque chose : les morts. (On est le 1er novembre, il s’agissait de résumer un peu). Pourtant, rien ne me semble plus anachronique que de mentionner la Toussaint glaciale dans ce décor aussi lumineux, coloré, chaleureux.

Offrandes aux démons

Retour à Bali

Je quitte Bali persuadée que j’y reviendrai. A l’heure où j’écris ces lignes, j’y suis ! Je devais passer le mois de novembre en Thaïlande, dont la deuxième moitié seule pour me reposer. J’ai beaucoup aimé ce pays mais il ne m’inspire ni repos ni tranquilité. J’ai donc à peine hésité à acheter mon aller retour pour Bali. Me voilà donc deux semaines de plus sur l’île des Dieux. Déjà au bout de trois jours je ne suis que sérénité et bonheur !

Java à gauche, Bali à droite

Quelques photos supplémentaires :

Gili Trawangan :



Uluwatu :


Jimbaran et ma dernière matinée balinaise :



Les offrandes

(dans un panier à l’abri des prédateurs, mais on voit bien la fumée de l’encens !)

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