montreal street art

Carnet de voyage à Montréal et Québec

Carnet de voyage à Montréal et Québec, que j’ai adorées ! Vous y trouverez tout d’abord mon récit et mes impressions, puis en fin d’article les infos pratiques : endroits visités, logement, transport, coût. Bonne lecture !

Carnet de voyage à Montréal

Conversations, racisme, tolérance

A Montréal, le dernier jour avant mon départ.

Conversation avec Florence, qui m’héberge, et sa maman Marie-Cat sur l’accueil des immigrants au Canada et le racisme en France. (Marie-Cat est née en France). C’est une véritable bouffée d’oxygène pour moi. J’entends Marie-Cat constater le racisme en France. Le peu de choses que l’on fait pour intégrer les personnes souhaitant y vivre – ou forcées d’y vivre, mais passons. Quant à Florence, elle qualifie simplement certains propos racistes qu’elle a entendus en France d' »inacceptables« .

Tout est différent au Canada. Bien sûr, la situation économique et la quantité de personnes demandant à y vivre n’est pas la même. Mais cela fait vraiment chaud au cœur de voir tous ces quartiers qui s’imbriquent, portugais, méditerranéen, chinois …

montreal street art

Street art dans le quartier portugais

Melting pot

Près de chez Florence, un immense supermarché sur le thème de la nourriture méditerranéenne, libanaise … est bondé et fréquenté par des personnes de toutes origines. Le quartier portugais est parsemé de restos sympa et d’impressionnantes œuvres de street art que je prends en photo une vingtaine de fois.

Le festival « Bouffons Montréal » où je déguste une poutine végane avec Joris et Séverine. Un melting pot de cuisines de la Jamaïque à la Gaspésie (région du Canada). En passant par la Provence et le Japon !

Au parc Jeanne-Mance près du Mont-Royal, on croise l’ancien responsable de la chorale de Florence, un pasteur congolais installé a Montréal. Elle me dit que son parcours de vie est incroyable. Le lendemain de mon arrivée, on hésite entre un festival haïtien, une fête cubaine et une soirée electro. Finalement on fera les deux premiers. On y croisera Dany Laferrière (auteur d’origine haïtienne élu à l’Académie française). Et on finira par un feu d’artifice sur le vieux port de Montréal, entouré de familles et touristes de tous horizons.

Oka

oka

Un détour par Oka (à une demi-heure de Montréal) me permet d’aller admirer la région. Traversée de la rivière des Mille-Iles qui semble bien porter son nom, plage de sable fin qui borde un lac tout bleu auquel se mêle le vert foncé des sapins omniprésents

La plage est bondée. On entend de l’espagnol, de l’anglais, du français de France et du Québec, du portugais brésilien … On déguste notre repas acheté au supermarché libanais tandis que j’essaie de me remettre de ce mélange des cultures (et du prix de l’entrée du parc).

Florence contrebalance mon enthousiasme en me racontant les révoltes ayant eu lieu à Oka dans les années 1990 suite à la volonté d’une entreprise locale de s’établir sur un ancien cimetière indien. Tout n’est pas rose au Québec…

Montréal again

Le 31 juillet, c’est repos, footing caniculaire, Game of Thrones, préparation de la suite de mon voyage. Et enfin une soirée dans le quartier animé et plus anglophone de Villa Maria où on retrouve Jessyka, une bonne amie de Florence.

Les sage-femmes au Québec

Je l’avais déjà vue au Brésil mais cette soirée avec elle me marque profondément. Jessyka est sage-femme. Sauf que contrairement à la version française, les sage-femmes québécoises sont responsables de la grossesse et de l’accouchement des femmes souhaitant accoucher par elles-mêmes, à la maison. C‘est donc globalement la future maman qui fait tout le travail lors de l’accouchement. La sage-femme n’intervient qu’en cas d’urgence.

Je suis ébahie devant cette vision de la maternité qui me paraît tellement simple, évidente, naturelle, surtout comparé à nos hôpitaux. J’ai vraiment l’impression de débarquer d’une autre planète.

A ma question « mais tu ne dois pas soutenir la maman, l’encourager ? ». Jess répond du tac au tac avec un franc-parler bien québécois : « T’as besoin de soutien quand tu fais caca ? C’est pareil. »

La soirée tourne beaucoup autour de ça, je veux tout apprendre. Et de fous rires mémorables que je ne peux pas raconter ici ! Après un petit tour nocturne dans les quartiers plus huppés de Montréal, je retourne me coucher, encore toute bouleversée de ce que j’ai appris pendant la journée.

Promenade dans la réserve de l’université McGill

marche jean talon

Le lendemain, c’est marché Jean-Talon (ci-dessus) pour un nouveau kaléidoscope de cultures. Et une foule où se mélangent tatoués, familles, grand-mères et toutes les nuances de couleur de peau imaginables.

On part ensuite randonner un peu dans la réserve de l’université McGill à Mont Saint-Hilaire. Avec Fleur, une autre amie de Florence qui semble également avoir vécu pas mal de choses. Un lac magnifique – hélas interdit d’accès … -, des biches et écureuils, et un super point de vue sur les environs complètent ce tableau ensoleillé. Je me sens tellement bien que j’ai l’impression d’être une personne complètement différente de celle qui pestait contre la pluie new-yorkaise !

Je quitte Montréal après avoir grimpé le Mont-Royal en courant, le cœur léger car je sais que je reviens bientôt.

mont royal

Et encore …

J’ai oublié tant de choses …

  • les franco-québécois avec qui j’ai sympathisé en attendant Joris, parce que je regardais un magasin de musique.
  • La nourriture végane partout.
  • Les chauffeurs de bus qui te font payer moins cher quand tu n’as pas toute la monnaie qu’il faut.
  • Les gens qui s’habillent comme ils veulent sans se soucier des regards.
  • Spaceballs au cinéma de plein air.
  • La piscine près de chez Florence, immense et gratuite.
  • La « vibe » de Montréal (dixit mon amie) qui est difficile à définir mais qui n’est déjà pas les rames de métro futuristes sorties tout droit de Disneyland.
  • Le tutoiement, les inconnus qui t’abordent tranquillement, et d’autres choses que j’ai oubliées et qui ont contribué à faire de Montréal un de mes gros coups de foudre en matière de grandes villes (et pourtant j’ai vu Rio et Hong Kong !).

 

Québec

Petit problème de logement

C’est parti pour Québec en covoiturage avec des gens vraiment adorables. Je rejoins ensuite mon auberge, réservée à l’arrache parce qu’aucune de mes demandes de couchsurfing n’aboutissait. Et là, c’est le drame !

Mon logement est à 10 km du vieux Québec – ce qui n’est rien dans une ville avec des transports en commun potables – sauf qu’ici cela correspond à 1h30 en transports et 3 bus de deux agglomérations différentes. Je me mords les doigts de n’avoir pas regardé l’itinéraire plus en détail.

Mais 10 km c’est très peu…  L’auberge était bien notée, et fournit une navette gratuite. Sauf qu’il n’y en a pas en soirée. Je pars quand même explorer le vieux Québec que je trouve vraiment joli malgré l’état d’esprit bien négatif dans lequel je suis.

quebec panneau

Mon seul souvenir du no man’s land

Vieux Québec

Un sentiment « vieux continent » flotte encore dans cette ville qui multiplie les hommages à l’Europe de 1600 qui envoya ses filles et ses fils peupler la « Nouvelle France ».

Ruelles fleuries et maisons portant le nom de leur fondateur complètent la carte postale. Assortie d’un feu d’artifice au-dessus des eaux du Saint-Laurent. Encore un ? Oui, car les Québécois voient leurs étés illuminés d’effets pyrotechniques tous les ans à l’occasion de l’International des Feux Loto-Québec. – Qui rassemble des artificiers du monde entier. De plus, on célèbre cette année les 375 ans de la ville de Montréal !

feu d'artifice

Je ne regrette pas d’être venue, mais abandonne lâchement la partie pour rentrer en Uber quand je vois que celui-ci me fait économiser 1h30 de trajet.

Le lendemain, je saute dans une navette pour fuir le no man’s land où j’étais, non sans me demander une dernière fois pourquoi diantre ouvrir une auberge de jeunesse estampillée « backpacker » dans un endroit accessible uniquement en voiture ou presque. Par miracle, j’ai trouvé un covoiturage pour Tadoussac (à minuit la veille, cette journée n’était pas totalement perdue). Je me promène encore un peu dans le vieux Québec, d’où je réserve une rando de trois jours dans ma future destination. Puis je rencontre mon super covoitureur, Anthony de Martinique, qui me liste tous les bons plans pour aller observer les baleines. Bye bye Québec !

Carnet de voyage à Montréal express : que voir à Montréal en été ?

Tout d’abord, le vieux Montréal, un incontournable ! J’y ai dormi à l’auberge de jeunesse Saint Paul. C’est aussi l’occasion de se promener près du fleuve. Globalement, je n’ai circulé qu’en tram à Montréal, sauf pour aller à Oka et à la réserve McGill où mon amie m’a conduite en voiture, mais le covoiturage et les bus sont une bonne option au Québec. Pour le covoiturage, je suis passée par les groupes facebook de covoiturage québécois.

vieux montreal

Se balader dans le quartier du plateau et au Mont Royal, y admirer le street art … c’est également dans ce coin que j’ai fait pas mal de restos, festivals, évènements en plein air, surtout l’été ! Donc on peut lui consacrer 2-3 jours sans problème !

montreal plateau montreal plateau

Passer par le marché Jean-Talon, déguster des spécialités et admirer le street art dans le coin.

street art montreal

En été, pourquoi pas faire un tour par Oka pour faire trempette dans le fleuve et se croire dans Pocahontas.

oka

Et si on a un jour en plus, la réserve McGill !

La suite :

Carnet de voyage : Observer les baleines, randonner à Tadoussac

Pour aller plus loin :

Tour du monde vegan : mon expérience

Carnets de voyage de mon tour du monde : sommaire

Comment voyager éthique et écologique : transport et logement

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