Ecrire un roman : se lancer – mon expérience

J’ai pris le temps avant de décider quoi faire de ce blog. Mon projet est fini, j’ai beaucoup aimé raconter mes aventures ici, et j’ai été très touchée par les messages que vous m’avez envoyés. (Merci!!!) Notamment quand j’ai demandé votre avis sur mon idée d’intégrer mon projet de livre au blog. Du coup, voilà un premier petit article sur le sujet, où je vais essayer de vous expliquer pourquoi se lancer quand on veut écrire un roman, et quel est mon projet (qui remonte encore plus loin que mon projet de voyage) !

cahiers sur une table

Saint-Cézaire

Pourquoi j’écris

J’écris depuis … aussi longtemps que remontent mes souvenirs, je pense. J’ai le souvenir d’écrire des histoires ou des journaux pour mes parents depuis le début de l’école primaire.
Mais depuis 2002, j’écris surtout parce que je suis habitée par un univers. Celui des Tëloë, que je décrirais comme des humains « évolués », un peu plus forts et plus spirituels. Il a grandi depuis mes douze ans – où j’ai découvert la science-fiction grâce aux BD Yoko Tsuno et jeté les bases de mon monde. Il a subi un sérieux lifting à mes quatorze ans lorsque j’ai découvert le Seigneur des Anneaux, et entre autres le fait qu’on pouvait pousser aussi loin la création d’un univers. Au lycée, ma découverte du bouddhisme m’a permis d’enrichir la dimension spirituelle que je voulais lui donner.

Et après quelques années de pause, je me suis remise à l’écriture en 2016, en restant dans l’univers que j’avais créé ado mais avec mon regard d’adulte, qui plus est fan de science-fiction et de fantasy. Je dirais que les nombreuses heures que j’ai passées sur Starcraft II ont été très inspirantes pour l’aspect action, combats spatiaux et autres monstres.
J’écris pour faire vivre cet univers, disons que mon but pour l’instant est d’écrire un livre entier au lieu de m’éparpiller.

Pourquoi écrire un roman entier : le syndrome Peter Pan de l’auteur

Je lis La Lettre du Dimanche, par l’écrivain Eric Galland du blog Ecrire un roman, depuis 2016. Cela m’aide à améliorer mon écriture et à me motiver. Dans une de ses Lettres, il évoquait notamment l’auteur au profil « Peter Pan » :

Ce type est à l’opposé du « Perfectionniste ». […] L’auteur papillonne d’un écrit à l’autre, butine joyeusement un peu partout. Il a le sourire facile. 😉
Il n’aime pas trop les contraintes, sauf quand c’est lui qui se les donne.
Comme il carbure au plaisir, il s’arrête assez facilement en cours de route.
En effet, le travail fini, bien fait, léché, c’est pas trop son truc. Alors quand ça commence à devenir lassant, il est toujours plus séduisant d’aller voir dans la fleur d’à côté.
Il plante un tas de projets en vrac, dans toutes les directions, sans qu’aucun n’arrive à porter du fruit. Quand il arrive à se concentrer un peu sur son roman, il peut vite se retrouver enseveli sous une montagne d’idées disparates…
[…]
Généralement, il ne souffre pas. Ou ne veut pas se l’admettre. Puisque pour lui, la souffrance n’a aucun intérêt. Il préfère rêver de l’histoire future et des multiples options qui pourraient y amener dans une aventure permanente. Parfois, dans un éclair de lucidité, l’auteur Peter Pan se rend compte qu’il ne pourra jamais être satisfait, parce qu’il est en train de fuir en avant.
C’est alors le moment de faire le point et de découvrir le monde réel.
En accostant le monde des adultes, l’auteur « Peter Pan » devra composer avec des contraintes et la souffrance. Mais il pourra surtout s’épanouir réellement, et pas dans une fuite imaginaire qui cache (mal) la peur.
Sortir enfin le livre promis […] et mourir.
Mourir symboliquement, bien sûr, pour renaître adulte.
Le chemin commence donc d’abord par une acceptation, un deuil. Oui, la tristesse a sa place dans une vie d’auteur. Et le labeur aussi. Vous voyez ? Là où le Perfectionniste doit apprendre à goûter le plaisir sans se mettre la pression, le Peter Pan, lui, doit accepter la sobriété de l’effort. Opposés, ils sont complémentaires et peuvent s’inspirer l’un l’autre.

Mon expérience

Force est de constater que ce concept s’applique bien à moi, en tout cas à mes débuts d’autrice : des bribes d’histoires par paquets, plein de bonnes idées, mais aucune menée jusqu’au bout, même pas une simple nouvelle ! L’ingrédient manquant était clairement le « labeur » comme dirait Eric, se discipliner pour écrire. Au-delà de l’écrivain, je pense que cela s’applique à bon nombre de personnes débutant une discipline de création.

Aujourd’hui, si j’ai pris l’écriture de mon livre à bras-le-corps et suis dans l’écriture du premier jet, je pense quand même avoir des conclusions à tirer de ce « syndrôme Peter Pan » : est-ce que je souhaite vraiment être autrice ou juste écrire ce livre en particulier, pour faire connaître mon univers, ou par fierté ? « Sortir enfin le livre promis […] et mourir. Mourir symboliquement, bien sûr, pour renaître adulte. » Dans tous les cas, pas de doute : pour savoir, il faut se lancer !

lever de soleil dans le désert

Lever de soleil au Burning Man

On verra où m’emmène ce projet ! Peut-être que ce livre sera juste une belle fin à cette aventure qui aura duré 16 ans, peut-être sera-t-il un commencement. Quoiqu’il en soit, je suis déjà vraiment fière du travail que j’ai accompli, par le passé comme pour cette année – je vous en parle tout de suite.

Préparer son roman

J’ai préparé mon livre pendant 4 mois à partir de février 2018 ! Eric Galland me définirait comme un auteur « mécano » : qui construit son univers, ses personnages et son histoire à l’avance pour mieux pouvoir créer, contrairement aux intuitifs qui font tout cela à mesure de l’écriture du premier jet. Pour plus d’infos, j’en parle dans l’article Comment préparer son roman. Je suis allée voir du côté de Bernard Werber, Bob Mayer, J.K Rowling et Stephen King (quelle affiche !)

Actuellement j’en suis à l’écriture du premier jetj’ai écrit 3 chapitres sur les 25 prévus ! Je pense le terminer d’ici la fin d’année : j’en parle dans Comment écrire un roman – le premier jet . Ensuite viendra la phase de relecture et corrections.

Mon roman : Cri dans le Chaos

 

Synopsis

Les Tëloë sont sur le point d’attaquer les Nahuat, contre qui ils sont en guerre depuis aussi longtemps qu’ils sont partis conquérir l’espace. Mais ils ont un avantage : ils peuvent « contrôler leur esprit » pour être plus efficaces au combat.
Seli est un Pilote de Kharzei, un vaisseau gigantesque, fleuron de la flotte Tëloë. Son contrôle-de-l’esprit, pour la première fois de sa carrière, semble connaître des dysfonctionnements.
Elyen-Si est une légionnaire du Souffle, une des plus secrètes unités de combat Tëloë, et elle doit embarquer à bord d’un vaisseau ennemi.
Lune est une simple journaliste, une humaine dans le monde des Tëloë. D’une simple idée d’article pour son journal, elle va se retrouver, avec Seli et Elyen-Si, dans une suite d’évènements qui ébranleront le monde.

 

Extrait

Je posterai des extraits sur ce blog une fois que je serai mieux renseignée sur les droits d’auteur.
A bientôt !

 

page de livre

Extrait du livre Ecrire un roman et se faire publier de Bob Mayer

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